Arthrose du genou ou Gonarthrose

Gonarthrose : définition

Pathologie articulaire très fréquente : l’arthrose toucherait plus de 35% des individus de plus de 75 ans. Sa présence est toutefois relativement limitée dans des tranches d’âge plus basses : moins de 1% des individus entre 25 et 34 ans seraient touchés.

Ceci s’explique évidemment par le caractère dégénératif de cette pathologie. Avant que de parler d’arthrose du genou, définissons rapidement à quoi correspond l’arthrose.

Il s’agit d’une pathologie qui résulte de la dégradation naturelle du cartilage avec l’âge et le temps. Le cartilage est un tissu souple et élastique qui recouvre les extrémités des os. Ce faisant, il est l’interface même d’une articulation, se traduisant par la rencontre de deux os.

L’arthrose peut toucher diverses articulations : l’épaule, la main, la hanche… Ici, nous nous intéresserons à l’arthrose du genou, la deuxième articulation la plus touchée par cette pathologie articulaire.

L’arthrose du genou, également appelée gonarthrose, peut être favorisée par de nombreux facteurs : la génétique, les blessures (exemple : entorse du genou), le métabolisme, etc…

Diagnostic de l’arthrose du genou

Comme nous l’évoquions un peu plus haut, la gonarthrose résulte d’une destruction progressive du cartilage présent entre le fémur et le tibia. C’est à l’intersection de ces deux os que se trouve le genou.

Cette dégradation du cartilage provoque un contact direct entre les deux os, ce qui résulte de frottements se traduisant en douleurs et gênes. Ainsi, le principal symptôme annonciateur d’une arthrose du genou est une douleur qui survient initialement pendant un effort.

Avec le temps, cette douleur s’aggrave et empêche peu à peu le patient d’effectuer des tâches de la vie quotidienne.

En outre, des gonflements au niveau du genou peuvent également être observables : dus à un épanchement de synovie. Ces épanchements anormaux on en effet tendance à survenir dans le cadre de l’arthrose et traduisent la souffrance de l’articulation.

Toutefois, pour avérer la présence d’une arthrose du genou et écarter d’autres types de pathologies, un bilan radiographique complet du genou est nécessaire. Ce bilan permettra en outre d’évaluer le plus précisément possible la gravité de l’arthrose.

Bon à savoir : le cartilage ne guérit pas spontanément, ce qui donne un caractère irréversible au phénomène d’usure, et donc, à l’arthrose. Notre évolution naturelle tend vers une dégradation progressive des articulations.

Gonarthrose gauche

Traitement de l’arthrose du genou

Traitement médical

Comme pour les autres types d’arthrose, le traitement médical doit être suivi avant d’envisager une intervention chirurgicale.

Les traitements médicaux peuvent prendre la forme d’anti-inflammatoires et d’infiltrations de visco-supplémentation afin d’améliorer la congruence dans le genou.

Dans le cadre d’un début d’arthrose du genou, le patient peut également bénéficier de règles hygiéno-diététiques qui lui permettront d’adapter son alimentation et leur pratique sportive. En effet, le surpoids et/ou une pratique inadaptée peuvent accentuer l’arthrose.

Traitement chirurgical

En cas d’échec des méthodes médicales et d’une douleur et/ou gêne fonctionnelle importante, le patient peut envisager une opération chirurgicale. Bien entendu, la décision appartient au patient et doit être acceptée par un chirurgien spécialiste qui privilégiera l’intérêt médical de l’individu.

Le traitement chirurgical de l’arthrose du genou peut prendre diverses formes : il peut s’agir d’un simple nettoyage de l’articulation ou de la pose d’une prothèse de genou.

  • Arthroscopie nettoyage: une intervention chirurgicale qui consiste en un nettoyage des facteurs inflammatoires dans le genou. Cependant, c’est une opération qui ne porte d’effets que sur quelques mois.

Pour ce type de chirurgie, l’opération se fait par arthroscopie, ce qui signifie que l’incision est minime et que le délai de récupération est réduit.

  • Ostéotomie: une chirurgie de réorientation destinée à corriger un défaut d’axe du membre inférieur. Ceci dans le but de mieux répartir les contraintes dans le genou.

Ce type de chirurgie peut être considéré comme un traitement conservateur du genou. On ne remplace pas l’articulation comme la chirurgie prothétique le ferait. Cette opération du genou est généralement proposée aux patients jeunes et actifs.

Pour plus d’information : Synthèse ostéotomie

 

En matière de traitement chirurgical de l’arthrose du genou, il est également possible de recourir à de la chirurgie prothétique. En d’autres termes, par la pose d’une prothèse de genou. Par le biais de cette opération, il s’agit de remplacer (intégralement ou en partie) l’articulation du genou naturelle en une articulation métallique artificielle.

Il existe deux grandes opérations prothétiques dans le cadre du traitement de l’arthrose du genou.

  • La prothèse du genou unicompartimentale(PUC) : il s’agit de remplacer soit le compartiment interne ou externe du genou avec une « demi-prothèse ».

Il s’agit là d’une prothèse partielle qui a vocation à ne remplacer que la partie usée du genou avec des pièces métalliques ayant la même forme.

 

  • La prothèse totale du genou : remplace l’intégralité de l’articulation. Cette prothèse est généralement constituée de 4 éléments qui viennent remplacer les zones de frottement usées.

Dans le cadre de la pose d’une prothèse de genou, qu’elle soit totale ou unicompartimentale, l’incision se fait sur le devant du genou. Certains éléments de la prothèse sont directement fixés aux os tandis que d’autres sont assemblés entre eux.

Bon à savoir : ce type de prothèse  est généralement réalisé à partir d’un alliage spécifique de métal (à base de Chrome-cobalt, de titane ou d’Oxinium) et de polyéthylène.

Il existe des dizaines de prothèse du genou différentes : il revient au chirurgien de choisir celle qui est la plus adaptée en fonction de chaque cas.

Récupération post-opératoire

La pose d’une prothèse de genou n’est pas une opération anodine. Le retour du patient dans sa chambre d’hospitalisation ne peut être autorisée qu’au terme d’une phase de surveillance d’une à deux heures en salle de réveil.

C’est à partir du deuxième jour post-opératoire que le patient peut commencer à s’assoir : la marche n’est possible qu’avec des cannes béquilles. Il convient de commencer cette rééducation le plus tôt possible (dans les jours qui suivent l’intervention) pour éviter la survenue d’une phlébite.

Pour plus d’information : Synthèse chirurgie prothétique

Centre de Chirurgie Ostéo-Articulaire (CCO) - Polyclinique Saint-Privat - Rue de la Margeride -34760 Boujan-sur-Libron