Chirugie des Os & des Articulations - Chirurgie Orthopédique

Centre de chirurgie ostéo-articulaire (C.C.O.)
Chirurgie du pied : l'hallux valgus
 
La coiffe des rotateurs est composée de quatre tendons (sous-scapulaire en avant, sus-épineux en haut et sous-épineux et petit rond en arrière), auxquels il faut ajouter le tendon du long biceps qui coulisse en avant dans une gouttière située entre deux tendons. Ils proviennent de muscles reliant l'omoplate à la tête de l'humérus où ils sont solidement fixés à l'os. Leur rôle est de permettre les rotations du bras et d'assurer la mobilisation des bras au dessus de l'horizontale.

Avant l’opération :

  • Les tendons de la coiffe ont tendance à s'user avec le temps ou après sollicitation excessive de l'épaule (gestes répétitifs, travail des bras au dessus de l'horizontale)
     
  • L'évolution se fait progressivement vers un détachement des tendons de l'os de la tête de l'humérus, on parlera alors de rupture de la coiffe (« trou dans la coiffe des rotateurs »). Lorsque les tendons souffrent mais restent attachés à l'os, on parlera de tendinopathies ou « tendinite » de la coiffe.
     
  • Les douleurs sont fréquentes, peuvent être plus ou moins intenses ou permanentes selon les cas et surviennent préférentiellement la nuit. Dans la majorité des cas, les mouvements volontaires de l'épaule ne sont pas limités, même en présence d'une rupture de la coiffe. Il existe habituellement, dans ce cas, une perte de force lors de la levée du bras au dessus de l'horizontale.
     
  • Après un examen clinique complet et lecture des radiographies simples d'épaule réalisées de manière systématique, le médecin pourra demander des examens complémentaires pour préciser l'état des tendons de la coiffe : échographie, arthro-IRM, arthroscanner (injection d'un produit dans l'articulation pour les deux derniers) ou IRM.
     
  • La première étape du traitement comprend la réalisation de séances de kinésithérapie spécifique et adaptée à la pathologie de la coiffe, éventuellement associée à une ou deux infiltrations de l'épaule.
     
  • Pour que le chirurgien décide avec son patient d'une intervention chirurgicale sur son épaule, il faut à la fois un échec du traitement médical bien conduit depuis plusieurs mois, une imagerie de la coiffe des rotateurs complète et une épaule souple .
     
  • En présence d'une rupture traumatique chez un patient jeune, actif et sportif, l'indication chirurgicale pourra être prise très rapidement.
     

Pendant l’opération :

  • L'intervention est réalisée sous arthroscopie (technique utilisant une caméra sans grande ouverture de l'épaule). La durée est variable en fonction du nombre et de l'importance des gestes réalisés (de 10 minutes à plus de 2 heures).
     
  • Le traitement chirurgical sera adapté aux plaintes décrites par le patient, aux résultats de l'examen clinique et à l'état de la coiffe des rotateurs.
     
  • S'il existe une rupture de la coiffe des rotateurs, le traitement dépendra de l'importance de la rupture (nombre de tendons atteints, rétraction des extrémités tendineuses), de la qualité des muscles de la coiffe et du patient (âge, état général, motivation, activités de loisirs et sports...). La réparation n'est pas toujours systématique et reste parfois impossible en cas de ruptures massives.
     
  • La réparation a pour but la refixation des tendons sur la tête de l'humérus, où ils sont normalement insérés, à l'aide d'ancres fichées dans l'os. Des fils passent dans ces ancres et permettent ainsi de ramener et de plaquer le tendon sur l'os pour favoriser la cicatrisation.

Vidéo de la chirugie de l'articulation de l'épaule sous arthroscopie :

Après l’opération :

  • L'épaule est immobilisée après l'intervention à l'aide d'une attelle confortable maintenant le bras le long du corps et le coude plié (écharpe ­contre écharpe). En présence d'une réparation importante des tendons de la coiffe des rotateurs, il peut être nécessaire d'immobiliser l'épaule avec une attelle maintenant le bras décollé du thorax.
     
  • La durée d'immobilisation dépend des types de gestes réalisés sous arthroscopie (de 1 à 6 semaines).
     
  • La rééducation est débutée dès le lendemain de l'intervention lors de l'hospitalisation et se poursuit en centre ou à domicile avec l'aide d'un masseur-kinésithérapeute sur une période de 3 à 6 mois en fonction des gestes arthroscopiques réalisés et de la récupération du patient. L'objectif premier de la rééducation étant de récupérer une épaule souple.
     
  • La durée d'hospitalisation est en moyenne de 2 à 3 jours, elle varie selon les cas. Certaines interventions peuvent être envisagées en chirurgie ambulatoire.
     

Les progrès récents :

  • Les ancres résorbables, utilisées depuis plusieurs années, permettent d'éviter la mise en place de matériels métalliques volumineux, tout en gardant une fixation dans l'os satisfaisante et équivalente. Ces ancres ne sont pas visualisées sur les radiographies et les scanners et permettent de réaliser une IRM sans interférences.
     
  • L'ajout à la jonction tendon ­ os, lors de la réparation arthroscopique, de facteurs biologiques favorisant la cicatrisation tendineuse est en cours d'évaluation depuis quelques années. L'objectif est d'améliorer la qualité de la réparation tendineuse et de diminuer ainsi le taux de reruptures.
partenaires ASBH Béziers Angels